Le métier :

Le réalisateur deuxième équipe est généralement engagé sur les films à gros budget pour tourner les scènes de cascades, d’action, de poursuite, de grande figuration ou encore d’effets spéciaux. Des scènes sans dialogues, où les comédiens n’interviennent pas. Sa présence répond tout autant à des critères économiques qu’à des critères professionnels. Mais bien que ce soit une réalisation de commande, le réalisateur de seconde équipe propose parfois des idées de mise en scène et va plus loin que ce que le réalisateur principal lui demande.

Paroles de pros :

Robert Kéchichian (L’Espionne qui boite) :

« Contrairement aux Etats-Unis et en Asie, il n’y a pas de véritable culture du réalisateur de seconde équipe en France. Il n’y a pas non plus assez de films financièrement importants pour en faire une carrière. »

Frédéric Berthe (Taxi Brooklyn) :

« On tourne généralement des plans très pointus techniquement et très lourds. Sur le plateau du Raid, je dirigeais 90 personnes, j’avais deux à trois caméras, des travellings et des grues, des cascadeurs, des effets spéciaux mécaniques… Finalement, peu de réalisateurs ont la possibilité de tourner de telles scènes. »

Robert Kéchichian (L’Espionne qui boite) :

« Les réalisateurs savent qu’on respectera l’esprit de leur film. En l’occurrence pour Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, je devais réaliser des plans qui soient à la fois dans l’esprit de la bande dessinée et à la fois dans l’esprit de la bande dessinée vue, corrigée et digérée par Alain Chabat. Je ne devais pas me laisser aller à mes propres sensations de réalisateur, je m’étais fixé des limites afin de respecter le cahier des charges et je me suis autocensuré pour que mes scènes s’intègrent parfaitement à ce que tournait la première équipe. J’avais cet espace de liberté malgré les contraintes. D’ailleurs, la plus grosse partie de ce qu’on voit à l’écran n’est pas celle qu’Alain Chabat m’avait demandée mais celle que j’avais décidé de tourner. Je lui ai dit que j’aurais pu aller encore plus loin. Il m’a répondu que j’aurais dû. C’était une évidence pour lui mais si j’avais suivi toutes mes idées, je n’aurais pas filmé ces scènes de cette façon. Peut-être au détriment de la première équipe. »

Qualités nécessaires :

Travail

Concentration

Psychologie

Se faire respecter

Rester humble

Etre à l’écoute

Le salaire :

A partir de 2 574,66 €/sem. Il reçoit également des droits d’auteur et des droits de suite sur son film.

Quelques formations :

La Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son)

Louis Lumière – ENSLL (École nationale supérieure Louis-Lumière)

ESEC (École supérieure libre d’études cinématographiques)

ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle)

IIIS (Institut international de l’image et du son)

CLCF (Conservatoire libre du cinéma français)

EICAR (École internationale de création audiovisuelle et de réalisation)

INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion)

BTS métiers de l’audiovisuel, option métiers de l’image (pour connaître quels établissements dispensent cette formation, faites une recherche sur le site de l’Onisep)