Le métier :

Le Steadicam est composé d’une caméra, d’un système de suspension qui permet à la caméra d’être mobile dans trois axes, d’un écran pour vérifier le cadrage, d’un bras articulé et d’un harnais. Il pèse une vingtaine de kilos et donne des images d’une stabilité et d’une fluidité inégalées. Son maniement est confié à un spécialiste : le steadicameur. Le Steadicam est utile dans des décors exigus, sur un sol accidenté, quand les rails d’un travelling gênent les acteurs, pour monter et descendre un escalier, pour filmer une bagarre ou une course-poursuite, pour obtenir des angles originaux ou une caméra subjective…

Paroles de pros :

Jacques Monge (A vot’ bon cœur) :

« Beaucoup de metteurs en scène utilisent le Steadicam sans en avoir réellement besoin, mais parce que c’est à la mode ou pour le prestige de la technologie. Rares sont ceux conscients des limites techniques du Stead ou des limites physiques de son opérateur. La première utilisation du Stead était pour suivre ou précéder les acteurs en train de courir. J’ai souvent entendu les réalisateurs me dire : ‘Ah, bon ? Tu ne peux pas courir plus vite ?’ Ils oublient que, contrairement au comédien, je porte un Stead d’une vingtaine de kilos sans compter le poids de la pellicule. »

Garrett Brown (Stay) :

« Je suis de moins en moins enthousiaste pour filmer une course. Mais pour aller plus vite, il suffit que j’embarque sur un engin roulant. La vitesse est là et le Steadicam supprime toutes les secousses du véhicule. »

Valentin Monge (Chic !) :

« L’adaptation d’un opéra comme La Traviatta justifie totalement l’utilisation du Steadicam. Il permet de réagir rapidement aux déplacements des chanteurs d’opéra qui, comme tous les non acteurs, ne sont pas habitués à jouer dans des marques et font des ‘erreurs’. Mais c’est surtout une machine de mouvement qui ne peut que s’accorder avec la musique. Il y a une vraie chorégraphie. C’est d’ailleurs pour ça qu’on utilise souvent le Stead pour les clips et les variétés télé. J’ai dansé la valse, le flamenco et le rap dans les émissions de Foucault et de Drucker ».

Qualités nécessaires :

Sens du cadre

Patience

Bonne forme physique

Le salaire :

A partir de 380 €/jour.

Quelques formations :

La Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son)

Louis Lumière – ENSLL (École nationale supérieure Louis-Lumière)

ESEC (École supérieure libre d’études cinématographiques)

ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle)

IIIS (Institut international de l’image et du son)

CLCF (Conservatoire libre du cinéma français)

EICAR (École internationale de création audiovisuelle et de réalisation)

INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion)

BTS métiers de l’audiovisuel, option métiers de l’image (pour connaître quels établissements dispensent cette formation, faites une recherche sur le site de l’Onisep)